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Vous aimez le Stoner , le heavy rock , le heavy psych , le rétro , le desert rock ? Vous devriez trouver ici votre bonheur parmi les quelques centaines de chroniques de groupe et d'album découvertes et partagées depuis 2010.
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dimanche 10 septembre 2017
Comacozer - Kalos Eidos Skopeo
Les mois se suivent et....se ressemblent . Après avoir évoqué en août le dernier manifeste de Frozen Planet... 1969 on reste dans la famille avec COMACOZER et son dernier LP " Kaidos Eidos Skopeo" qui paraitra en version vinyle via Headspin Records en novembre . On retrouve en effet sur ce disque la patte de Frank Attard , derrière les manettes de la production , venu également donner un coup de main en tant que quatrième homme aux effets et claviers .
Même si le trio s'est mis au grec pour cet album , on ne perd pas totalement son latin en l'écoutant : on retrouve ce mélange de sonorités fuzzées à l'extrême combinées à des ambiances psych - space rock qui les ont fait connaitre à travers leurs précédentes réalisations . Quatre longs titres ou quatre jams de trois garçons talentueux , qui jouent à l'instinct avec un feeling "GROS comme ça ". Le début du voyage cosmique commence avec cette pochette , œuvre de Iqbal Tawaka , membre du groupe indonésien Eviction . Puis le trip intersidéral continue avec "Axis Mundi " , plus de treize minutes de notes incandescentes et de riffs bouillonnants. Vous entrez dans une autre dimension où les mélodies et le lourd tempo vous emportent et pénètrent vos sens avec chaleur et bienveillance . Cette allégresse et cette légèreté se prolongent sur " Nystagmus" où les vibrations et les ondulations envoûtantes des guitares vous enveloppent et vous hypnotisent instantanément pour ne plus vous lâcher pendant douze minutes . La rythmique à l'unisson fini d'enfoncer le clou et maintient votre conscience alerte et ouverte à de nouvelles expériences sonores comme à des sensations inédites . A grands renforts de notes éthérées , de tempo saccadés et d'effets tourbillonnants le trio achève de vous ensorceler . " Hylonomus" nous fait entrer dans une sarabande musicale qui vous donne le tournis et l'impression que votre corps ne répond plus , qu'il se fait plus léger , délivré de toute contingence gravitationnelle , qu'il s'élève imperceptiblement , irrémédiablement vers la voute céleste étoilée ; une sorte de voyage astral éveillé dénué de toute pesanteur . Un voyage qui se prolonge avec " Enuma Elish" et qui vous conduit aux confins de l'univers , là où les étoiles sont plus étincelantes comme des torches qui illuminent les immensités froides et sombres . Une excursion qui doit prendre malheureusement fin au terme de ce quatrième titre mais qui en appelle surement d'autres ....
Kaidos Eidos Skopeo (2017)
1. Axis Mundi
2. Nystagmus
3. Hylonomus
4. Enuma Elish
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jeanmid
dimanche 27 août 2017
Frozen Planet 1969 : From the Center of a Parallel Universe
Bonjour à tous . Nous nous retrouvons aujourd'hui pour évoquer la nouvelle galette du combo australien Frozen Planet...1969 qui sort demain officiellement. Un rendez vous annuel que l'on ne louperait sous aucun prétexte tant les tribulations du trio instrumental sont une petite digression bien agréable dans la masse des sorties actuelles dont certaines sont un peu trop formatées à mon goût . .FP..1969 continue donc dans ses explorations soniques totalement barrées et sans concessions sur un fond blues psychédélique qui aurait abusé de sa dose quotidienne de champignons hallucinogènes .... En cinq titres FP...1969 ( parution le 30 août ) nous offre donc de nouvelles divagations sensorielles à grand renfort de pédales delay démoniaques , de basses ultra fuzzées et d'une frappe de stakhanoviste sur des fûts endiablés . De belles jubilations soniques et de belles expériences acoustiques en perspective proposées par le trio infernal , les deux frangins Attard épaulés de leur fidèle quatre- cordiste , Lachian Paine.
Passé l'intro on attaque dans le dur avec "Celestial Gambler" où les trois zicos se font plaisir à nous jouer cette sarabande évanescente quasi liquide sur laquelle les trois instruments se livrent à une joute amicale et détonante . Un titre qui par moment est sacrément groovy puis nous transporte vers des horizons aux sonorités extraverties .
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FP ....1969 (live) |
Je rêve ou quoi ? Le trio se laisse aller de manière étonnante sur ce " The Lady And the Archer" . Une composition bluesy suave et mélancolique où les chorus restent dynamiques mais moins percussifs et tranchants que sur les autres morceaux de l'album . Une petite pause douce et salvatrice avant d'attaquer le dernier chapitre " Ancient Wings Taking Flight" . Le titre le plus long de l'album avec près de 13 minutes de digressions mélodiques et désincorporées . Une sorte d'hallucination à l'état éveillé qui laisse la liberté à chaque musicien de donner libre cours à sa folie , à son extravagance . Tout est permis : triturer sa basse à l"envie , taper sur le goulot d'une bouteille , lancer les delay en burn-out ....puis tout d'un coup le calme après la tempête . Retour à un blues électrique et planant qui nous offre plus de 5 minutes de soli enchanteurs et aériens .
Vous l'aurez compris un album qui sort des sentiers battus et on aime ça .


From the Center of a Parallel Universe (2017)
1. Signals ( Channeling... )
2. Celestial Gambler
3. Through Hell's Kaleidoscope Part I &II
4. The Lady And the Archer
5. Ancient Wings Taking Flight
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Black Moon Circle - Flowing into the 3rd Dimension
Suite des aventures des norvégiens Black Moon Circle avec ce nouvel album , troisième opus qui clôt le chapitre des "Jam Sessions " et qui est paru le 25 août dernier via Crispin Glover Records . Le groupe annonce dors et déjà un nouveau album pour début 2018 ....
Deux titres pour près de 50 minutes de circonvolutions sonores hautement addictives . Le trio a invité pour l'occasion le guitariste de Motorpsycho , Snah qui joue sur "Waves" et l'on retrouve également Magnus au mellotron et aux claviers afin d'enrichir encore un peu plus la palette sonore du groupe - sans oublier Dr Space aux effets magnétiques bien sûr .
Le trio est plus en forme et en verve que jamais et ça s'entend . Notamment sur " Barnard's Loop" où le trio dégage une énergie communicative folle . Sur une rythmique lourde et puissante , Vermund nous balance une véritable batterie de chorus explosifs . On ne sait plus où donner de la tête ou plutôt de l'oreille , tant les notes déferlent dans toutes les dimensions à la vitesse de la lumière comme un incroyable maelstrom vibrant et résonnant .
"Waves ' nous offre un beau duel des deux guitaristes inspirés qui s'en donnent à cœur joie et répondent présents de belle manière à l'esprit du jam . Inspiration instantanée et jubilatoire en stéréo de Vermund et Snah qui peuvent compter sur le soutien sans faille d'une section rythmique complètement dans le trip . Plusieurs parties composent ce titre , où , entre deux vagues qui vous inondent le cerveau , le tempo se fait plus lent et percussif , les effets hypnotiques remplissent l'espace sidéral et laissent aux guitares le soin de tisser leurs mélodies aériennes et éthérées . Magnifique !
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Flowing into the 3rd Dimension (2017)
1. Barnard's Loop
2, Waves
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dimanche 30 juillet 2017
YAGOW
Une des belles surprises de cette année 2017 est l'arrivée du premier album de Yagow . Dans la masse des sorties , les six compositions du trio allemand se distinguent par un mélange détonnant et à la fois harmonieux entre rock psychédélique , stoner et une touche de space rock . Que vous soyez plutôt musique planante ou riffs lourds et ultra fuzzés vous serez comblés .
L'album sorti mi juin chez Crazysane Records recèle de belles pépites comme "Horsehead Nebula " qui vous emporte instantanément la tête dans les étoiles . Est- ce dû à cette mélodie enjôleuse et aérienne qui remplit tout l'espace sonore ? A cette entrée en matière percutante qui précède ces savoureux riffs ensorceleurs ? A ce chant venu d'ailleurs ? Peu importe c'est tout simplement magique ! Quant à "Snake Charmer" il nous propose un voyage exotique vers des contrées lointaines , où la méditation est un art céleste . Les circonvolutions tout en légèreté de la cithare vont vite laisser la place à des sonorités plus distordues mais mélodiques mises en relief par une section rythmique puissante et à la densité d'un béton armé . Le chant vaporeux laisse planer un généreux fluide dénué de toute pression atmosphérique au dessus de nos têtes . On retrouve cette même impression de flottement et de suavité lors de l'écoute de "Moss & Mint " avec en bonus une note de fraicheur . Des riffs lents et répétitifs comme ce tempo qui vous hypnotise et vous laisse glisser dans une légère allégresse .Ambiance plus "dark psyché " avec " Time to Get Red of It " . Un tempo enjoué et dynamique répond à un chant éthéré et à des riffs cristallins aux sonorités graves comme l'atmosphère qui règne sur cette composition . Une intro synthétique en guise d'entrée en matière à " Non- Contractual " avant que la rythmique massive rentre en jeu lançant avec fougue et puissance cette mélodie qui vous rentre dans le crâne comme dans du beurre . Les riffs ultra fuzzés de la guitare se lient harmonieusement aux quelques notes qui apparaissent comme par enchantement à partir de 3'49" . "Nude-on-the-Moon -Dance" clôture majestueusement cet album : difficile de ne pas avoir envie de fermer les yeux pour apprécier à sa juste valeur cette folle rythmique , ces mélodies planantes et à la fois groovy qui vous transportent dans un ailleurs plus léger et déconnecté de toute contingence matérielle . Comme une ritournelle qui vous hypnotise et qui vous entraine inlassablement , tel un rêve éveillé , vers des endroits insoupçonnés et vous fait toucher du doigt la vérité originelle . Un album palpitant et groupe qui ira loin sans nul doute .
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CRAZYSANE RECORDS
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Line-up :
- Marc Schönwald : batterie , percussions
- Jan Werner : guitare, chant, effets
- Kai Peifer : basse
Yagow (2017)
1. Horsehead Nebula
2. Snake Charmer
3. &Mint
4. Time to Get Rid of It
5. Non- contractual
6. Nude-on-the-Moon Dance
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INTERVIEW ( english ) :
StonerandMore : When did you start your band ?
Yagow : We started in 2013
StonerandMore : Where did you meet ? Why did you want to launch this band ?
Yagow : If you live in a small town like Saarbrücken with only a few good bars and one good record shop (Rex Rotari), you find out pretty quickly who is into the kind of music you’re into, and whom you could form a band with. Marc Schönwald and I bonded over a few (ok, many) beers in a bar and that was that. Our first bass player Axel Rothhaar had to give up the band rather suddenly due to family obligations. Luckily our friend Kai Peifer was easily convinced when we asked him to join us and to help finish our record.
StonerandMore : What are your major influences ?
Yagow : Several artists and genres have influenced us: from the minimalistic and improvisational approach of people like Terry Riley, Can, Neu!, Velvet Underground, to the noise and fuzzy reverb of shoe-gazer pioneers like Jesus and Mary Chain and My Bloody Valentine, as well as 1970s psychedelic sounds.
StonernandMore : What kind of muisc you listen to now ?
Yagow : The last 5 LP's I bought: Lee Hazlewood- Cowboy in Sweden, Dsr-Lines - Spoel, Kikagaku Moyo - House in the Tall Grass, Killflavour - Forest Mirror, Otis Redding - En Persona en el Whisky A Go-Go.
StonerandMore : What kind of stuff do you use on your record , except guitars , bass and drums ?
Yagow : I played the sitar on the song snake charmer and i recorded some harmonium and organ/synthesizer sounds which are used as drones on almost every track.
StonernandMore : Upcoming projects ? Gigs ?
Yagow : We would like to play as many shows as we can, if you want us to play your town, give us a shout!
StonernandMore : Any other german band you'd recommend?
Yagow : Our drummer is involved with the band Killflavour and they have recently released an LP called Forest Mirror, check it out!
StonernandMore : Thanks guys for this liitle interview and good luck for the future ...hoping to see you live not too far from France ...
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jeanmid
dimanche 25 juin 2017
Elder - Reflections of a Floating World
Il y a des disques comme ça que l'on attend impatiemment et cette nouvelle galette d'Elder fait bien sûr partie de ceux -là . On ne cesse d'être subjugué par la créativité du groupe américain qui se renouvelle sans cesse avec bonheur d'un album à l'autre tout en cherchant toujours à se dépasser . Alors que "Lore" nous balançais l'une des plus belles claques de l'année 2015 , on a pourtant l'impression que "Reflections of a Floating World " met encore la barre un peu plus haut . Six titres pour plus d'une heure d'une musique portée à son paroxysme par une combinaison parfaite de brio et d'inspiration magistrale . Aucun temps mort , pas une note à jeter , des arrangements et une écriture au cordeau qui donnent aux compositions ce mélange brillant entre puissance des riffs et raffinement des mélodies . Difficile de coller une étiquette précise - le faut-il d'ailleurs ? - aux sonorités du trio ( quintet à l'occasion de l'album ) ; du heavy rock pour l'intensité des chorus , un mix psych prog pour la richesse des mélodies et ces nombreux rebondissements rythmiques qui font cohabiter plusieurs atmosphères et plusieurs parties au sein d'un même titre. Telle une poupée russe , les subtilités Elder se révèlent couche par couche et après plusieurs écoutes attentives . La musique d'Elder se métamorphose à chaque fois et nous transporte , voyageurs hypnotisés par cet imaginaire de toute beauté , vers des horizons inconnus toujours aussi lumineux . Sans que l'on comprenne vraiment pourquoi la magie opère à chaque instant , la virtuosité s'efface très vite pour que ne reste à la fin que la réjouissance d'avoir découvert de nouveaux territoires insoupçonnés et jubilatoires. Que vous dire de plus ? Que j'ai adoré "Sanctuary " et ses riffs dévastateurs qui redonnent ses lettres de noblesse au headbanging , son break fluide , majestueux et ses envolées de guitare volcaniques . Que le contraste de l'intro atmosphérique de " Falling Veil " avec la suite du morceau est juste saisissant comme ces chorus qui vous rentrent dans le crâne tels des marteaux piqueurs dans l'asphalte bien aidé dans leur travail par une section rythmique démentielle : puis le titre s'envole à partir de 7'8'' vers de nouveaux cieux totalement captivant. Que j'ai savouré " Staving Off the Truth " et cette entrée en arpège support à ces chorus harmoniques qui enveloppent tout l'espace mélodique de ce titre avant que les synthés et ( le mellotron ? ) fassent leur irruption secondés par une basse bien charpentée comme un peu de sonorités floydiennes et prog au milieu de ce déluge ultra fuzzé . Que l'on est conquis par le jeu théâtral et les sonorités vintage des synthés et claviers en parfait contrepoint de la puissance développée par les riffs et la rythmique de " Blind " parsemée de petits soli éblouissants made in Nick DiSalvo . Que la lente progression rythmique sur l’instrumental " Sonntag" m'a hypnotisé comme le jeu de la paire Matt - Jack qui apporte un relief incroyable aux notes de guitare tout en touché de Nick . Que le final enfin " Thousand Hands " avec ses multiples changements de sonorités , d'ambiances et de tempo m'a époustouflé .
Que du bonheur !
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Reflections of a Floating World (2017)
1. Sanctuary
2. Falling Veil
3. Staving Off the Truth
4. Blind
5. Sonntag
6. Thousand Hands
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dimanche 28 mai 2017
Ball
Un vent de fraicheur souffle ce mois-ci depuis la Suède avec la sortie de l'album du groupe scandinave Ball via les labels Subliminal Sounds et Horny Records . Peu d'informations sur le combo à se mettre sous la dent si ce n'est qu'il a été formé par le mystérieux S. Yrék Ball il y a environ 3 ans accoquiné pour l’occasion avec F.S. Ball à la basse et M.F. Ball aux fûts . . Le power trio qui a sorti précédemment plusieurs singles revient aujourd'hui avec un mini album 6 titres aux accents vintage , chargé en fuzz et en chants démoniaques . On démarre en version instrumentale avec le premier titre " Balling " où le trio nous balance un jam heavy rock jubilatoire avec des chorus de guitares ensorceleurs alliés à une section rythmique survitaminée . Puis les trois sorciers suédois se déchainent totalement avec " Speeding" , titre totalement déjanté dans lequel la combinaison guitares en folie + chant occulte délirant + rythmique sauvage agit comme par magie . Un morceau aux vibrations vintage salvatrices qui nous régale .
Arrivée des claviers sur" Satanas" qui rajoutent une part supplémentaire d'envoûtement maléfique aux riffs carnassiers et aux chants venimeux . Un long solo en stéréo complètement addictif pour emballer le tout . "Y en a un plus ...je vous le rajoute quand même ? " Bien sûr Monsieur on ne va bouder notre plaisir ! "Fyre Ball" nous propose un nouvel instrumental hypnotique , fuzzy à souhait . Un riff de guitare répétitif mis en relief par une wah wah hyperactive et une section rythmique à l'unisson...un titre trop court à mon goût . Sur "Fyre" l'influence de Hendrix se fait sentir avec ce riff à la Foxy Lady survitaminé gonflé à bloc grâce au soutien d'un orgue omniprésent et d'un chant de dément . S.Yrek nous gratifie en bonus de quelques soli bien sentis qui complètent ce tableau irrationnel . Pour clore ce chapitre les suédois nous offre un mix de heavy psych hallucinée qui sonne 60/70s à fond . Aux chants maléfiques et délirants se juxtaposent de magnifiques chorus tout en réverbération qui parsèment telles des météorites incandescentes ce titre de part et d'autre .
En résumé une belle surprise que je vous conseille d'aller écouter ICI
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Ball EP (2017)
1. Balling
2. Speeding
3. Satanas
4. Fyre Balls
5. Fyre
6. Galaxy 666
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dimanche 23 avril 2017
Colour Haze - In Her Garden
Je retrouve avec plaisir le trio allemand au top de leur inspiration musicale avec ce nouvel opus " In Her Garden " - déjà le treizième de la discographie - sorti il y a quelques semaines . Leur dernière production , " To the Highest Gods We Know " paru il y a trois ans m'avait en effet laissé un peu sur ma faim .
Pour ce nouvel album Colour Haze est revenu à l'essentiel et l’alchimie opère à nouveau . Parmi les 13 compositions - j'ai zappé les interludes - j'ai extrait les plus belles à mes yeux ou celles dont les couleurs m'ont le plus envoutées dans cet album si fleuri .. Des titres majoritairement instrumentaux où le combo teuton brille par sa créativité , par ses mélodies lumineuses et hypnotiques . Comme ce "Black Lilly " qui nous met dans le bain instantanément ; le titre dégage une puissance tellurique avec cette rythmique syncopée que conforme les riffs de Stefan , mordants et acérés . La force de l'ensemble est exacerbée par ces incroyables lignes mélodiques qui vous donnent envie de fermer les yeux afin de mieux d'en apprécier la richesse et la profondeur . Mais la mayonnaise prend encore mieux avec " Magnolia " qui vous envoûte instantanément avec ces chorus tout en touché et qui se font par moment plus fuzzés , plus hargneux tout en gardant cette teinte mélodieuse dont le trio a le secret . Les riffs saccadés comme le tempo sont enlevés , groovy et vous entraînent dans une folle sarabande . Stefan et ses acolytes Philipp et Manfred ne lâchent rien sur " Arbores" et les riffs savent prendre de la hauteur pour mieux nous émerveiller - écoutez celui à partir de 2'25" - avec cette petite teinte Allman Brothers qui transpire à travers ces soli en parallèle sur deux tonalités différentes..On en redemande ! "Lavatera " est la première à intégrer de belles notes de clavier qui donnent un côté vintage à l'ensemble et supporte avec justesse la rythmique en fusion et les explosions de notes de la guitare du maestro . "Islands " renoue avec les morceaux fleuve du groupe et développe donc pendant plus de 11 minutes une flopée de notes qui s'échappent avec grâce de la guitare de Stefan , inondent l'espace avec majesté et caressent nos tympans avec légèreté et chaleur . Un titre qui vous embarque vers un ailleurs fantasmé , qui vous laisse vous évader le temps d'un instant de vos contraintes physiques et psychologiques . "Labyrinthe' titre aux multiples rebondissements soniques complète la brochette de riffs envoûtants et le dynamisme de sa rythmique par l'adjonction de quelques cuivres qui donne à cette composition une note classique plutôt étonnante . "Skydancer " à la rythmique virevoltante et aux envolées frénétiques de Stefan également aux vocaux sur ce titre . Du Colour Haze pur jus avec ces notes qui jouent l'alternance entre sonorités fuzzées et moments plus calmes , plus introspectifs . En bonus les descentes d'orgue qui ajoute une autre coloration et une intensité supplémentaire . Pour clore cet excellent LP le trio enfonce définitivement le clou avec "Skydance " pendant 100% instrumental du titre précédent . Ils nous offrent un véritable festival de mélodies , de chorus lumineux qui vous prennent littéralement aux tripes . Subtil mélange de notes en apesanteur et de riffs puissamment orchestrés qui s'enchainent avec magie pendant ces dix minutes .
Bravo les gars !
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samedi 25 mars 2017
Sun Blood Stories - It Runs Around the Room With Us
Certains albums semblent voués à la contemplation , à la rêverie et à l'émotion comme ce nouvel opus du groupe américain Sun Blood Stories . Après leur excellent premier LP studio paru en 2015 il est vrai qu'on les attendait un peu au tournant ....Eh bien sur cette nouvelle galette , sorte de concept album où chaque composition semble venir compléter l'autre , les chants ensorceleurs de Ben et d'Amber sont toujours présents associés à ces mélodies hypnotiques venues d'ailleurs . Des sons , des vibrations extrasensorielles issus d' une flopée d'effets couplés à la slide d'Amber , la rythmique de Ben et soutenus par la frappe en apesanteur de Jon . Dix titres qui sentent le plaisir de trois musiciens à jouer ensemble , à rechercher l'harmonie parfaite et à nous donner un plaisir inédit .
L'émotion est là , palpable , sur ce " End of the Day " . Le chant panoramique d'Amber accompagné par de magnifiques lignes de synthés et quelques notes de guitare tout en touché . Une mélodie fine et envoutante qui donne envie de fermer les yeux pour mieux apprécier cette belle composition doucement mélancolique . Ben prend la suite au chant sur " Step Softly Ghost" entouré une nouvelle fois d'une mélodie douce et plein de charme magnifiée par ces quelques notes de piano auxquelles répondent ces notes de guitare aériennes tout en réverbération dont l'intensité des riffs s'amplifie progressivement comme le rythme du tempo , "Great Destroyer " , premier single de l'album, sur lequel on retrouve ce mélange unique qui avait fait mouche sur leur précédent album studio : cette alternance de riffs de guitare toniques et saturés dont la puissance est amplifiée par ces chorus hallucinés de slide et ces quelques notes quasiment caressées qui glissent dans vos oreilles avec bonheur . " Eclipse Theme " nous embarque quelques minutes pour un voyage lumineux et enchanteur avec ces quelques notes en sustentation qui reviennent inlassablement et délicatement cajoler nos tympans , légers comme des plumes et impalpables comme des bulles de savon .
Le chant de fée d'Amber nous séduit et nous ensorcèle irrésistiblement sur " Come Like Rain" comme ces mélodies mélancoliques et planantes avant que vous ne soyez pris par une subite envie de remuer la tête en cadence afin de suivre la rythmique syncopée et frénétique qui accompagne ces deux notes de guitare entêtantes qui envahissent tout l'espace sonore ..
Le trio n'oublie pas les beaux espaces instrumentaux avec ce " Time Like Smoke " de plus de huit minutes . Après cette introduction chorale , les notes foisonnent de toutes parts , liquides et cristallines . Fermez les yeux : vous vous retrouvez aspiré vers un au- delà où scintillent les étoiles . L'espace - temps n'a plus de frontières pour vous . Votre corps flotte dans l'espace galactique comme un nuage poussé par le vent et vous découvrez , totalement médusé , la beauté de l'univers , à la fois si fragile et si fascinant par sa démesure . La redescente se fait en toute sérénité et nonchalance à l'écoute de " Echoer Approach " . Les majestueuses notes slidées vous guident miraculeusement à travers ce magma intemporel et insondable . Soudain comme venus de nulle part et comme un heureux présage , d'autres éléments musicaux s'égaient autour de vous avec grâce et volupté .
Je crois malgré tout que le sacré restera malgré les soubresauts de notre époque et malgré ce que nous dit " Nothing Sacred Will Hold " , que le beau sera toujours là pour nous émerveiller comme ces mélodies qui inondent ce titre , à la fois majestueuses et remplies d'émotion et comme cet album qui se clôture par deux morceaux complètement barrés ce qui prouve que le trio a aussi un sacré sens de l'humour et une belle équipe d"amis qui les entourent de leur bienveillance. Allez à la prochaine et merci pour cette pépite éblouissante et totalement réjouissante .
Site WEB
It Runs Around the Room With US (2017)
1. End of the Day
2. Step Softly Ghost
3. Great Destroyer
4. Eclipse Theme
5. Come Like Rain
6. Time Like Smoke
7. Echoer Approach
8. Nothing Sacred Will Hold
9. Burn
10. The Enemy
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dimanche 12 février 2017
Buried Feather - Mind of the Swarm
Quatre ans après leur excellent premier manifeste les australiens Buried Feather reviennent avec leur rock psychédélique raffiné qui mélange les influences des sixties avec ces claviers aux sonorités vintage et celles plus actuelles où les guitares gorgées de fuzz ont la part belle .
Neuf titres différents et détonants qui partagent cet amour de la mélodie qui vous rentre dans le crâne instantanément tout en vous caressant les tympans . C'est le cas de ce " Would I Miss You " aux riffs groovy à souhait qui vous fait remonter le temps à vitesse grand V , une époque où les pantalons pat d'eph se dandinaient sur les dance floor . Un chant envouté couplé à un orgue trépidant , encadré par de solides riffs de guitare carrés et éruptifs complété par une armature rythmique bondissante . Belle entrée en matière !
Changement d'atmosphère avec " Dust " au climat plus aérien et plus léger avec ces nappes de synthés vaporeuses qui encadrent d'omniprésents chorus de guitare hypnotiques me rappellant un peu le jeu de Jason Simon des Dead Meadow . On continue dans le même esprit avec "The Stranger " avec ce riff de guitare à l'effet tournoyant sous phaser et flanger qui emmène un tempo répétitif tout en percussion . Un beau mal de cou en perspective si vous souhaitez accompagner la rythmique ...
Une basse survitaminée joue les avant postes dès l'entrée en matière de " Mind Of Swarm " suivi comme son ombre par la guitare spatiale , aux notes éthérées et par une batterie qui pulse au diapason cette rythmique addictive démultipliée à l'infini .
"Sunshine " : On repart dans les sixties avec ces notes de clavier qui donnent le "LA" à cette mélodie sous LSD , énergique et explosive menée par une batterie frénétique et entêtante qui n'aurait pas dépareillée dans un album de "Thee Oh Sees " .
Mais l'un des titres phares de cet album est sans doute pour moi " Endless C." Un titre qui tourne en boucle depuis plusieurs semaines dans mes enceintes et dans ma tête . Ces notes , comme du liquide semblant littéralement inonder l'espace sonore : cette profusion de fluides soniques à la fois mélodiques et colorés qui enveloppent avec bonheur vos tympans . C'est tout simplement beau et magnifiquement envoûtant .
Les vibrations toniques de l'orgue et de la guitare noisy enrobent de leur vigueur et de leur sombre mélancolie " Regular Creep " agrémenté ça et là de breaks intenses et irrésistibles grâce à une section rythmique éruptive et décapante .
Ambiance cotonneuse pour ce "Screen Dreamer " où les douces nappes de synthés répondent à cette rythmique métronomique pour un trip décadent et corrosif .
"Well Wishes " clôt ce nouveau chapitre des australiens avec une composition au tempo plus vif et syncopé qui laisse libre cours aux riffs noisy et fuzzy autant efficaces que dévastateurs de la guitare secondé par un clavier qui renforce l'intensité sonique des quatre musicos et qui convient parfaitement pour ce final tout en puissance .
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Mind of Swarm (2017)
1. Would I Miss You
2. Dust
3. The Stranger
4. Mind of The Swarm
5. Sunshne
6. Endless C.
7. Regular Creep
8. Screen Dreamer
9. Well Wishes
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vendredi 10 février 2017
Lamagaia
Peu d'informations circulent sur ce groupe suédois basé à Göteborg . Quatre garçons concentrés sur leur art et leur inspiration . Au croisement du heavy psychédélique , du space , krautrock et du fuzz sous acide , le groupe scandinave sort ce mois - ci un nouvel album halluciné composé de deux longs titres à la force tellurique incroyables grâce à l'association avisée des deux labels Cardinal Fuzz et Sunrise Ocean Bender . Découverts avec leur précédent opus , l'excellent " Lamagaius ", le combo suédois nous embarque pour un nouveau voyage musical intersidéral . Deux compositions aux ébouriffants riffs soniques entretenus inlassablement par une rythmique implacable . Comme "Aurora " qui égrène pendant plus de 16 minutes ces notes immatérielles et à la fois si percutantes . Un flot incandescent qui vous inonde de sonorités brutes gorgées de fuzz . Un refrain rythmique qui déroule imperturbablement son rouleau compresseur laissant le chant ( en suédois ) lui répondre en écho puis aux chorus totalement débridés jouer les avant- postes . La wah wah en éruption , la fuzz en ébullition et les delay au rupteur vous transportent dans une autre dimension .
"Panorama Vju" nous montre une autre facette du quatuor ; une facette plus contemplative , plus hypnotique . Légèreté et apesanteur sont au programme comme des bulles de savon qui flottent dans l'air frais du matin . De voluptueuses nappes de synthés nimbées de mélodies de guitares entêtantes , une basse qui joue le métronome avec en arrière plan la batterie tout en touché. Une deuxième partie ( à partir de 5' ) , plus enjouée et rythmée où se dévoilent de beaux chorus aériens et hallucinés comme un prélude à ces quelques notes de saxophone qui transcendent et trouent l'espace sonore tels les météorites dans l'espace invisible de l'univers . Magnifique !
Un album à découvrir sans aucun doute . Un conseil : profitez - en pour aller écouter le reste de leur discographie .
Page Bandcamp : ICI
Site WEB
Line-up :
- Tobias : guitares , synthés
- Carl : basse
- Micael : batterie
- Tore : guitares , synthés
1. Aurora
2. Panorama Vju
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jeudi 2 février 2017
Farflung - Unwood Celluloid Frown
Impossible de passer à côté de ce nouvel EP des ricains Farflung intitulé " Unwood Celluloid Frown " qui verra le jour le 7 avril via le toujours très actif label italien Heavy Psych Sounds . On y retrouve les marques de fabrique qui ont fait la réputation du groupe : puissance sonique , créativité et sonorités psychédéliques . Les pionniers du heavy space rock à la sauce US reviennent en 2017 avec cinq nouveaux titres diaboliques sous le bras qui vont combler vos oreilles toujours en attente de nouvelles expériences sensorielles .
Les gaillards de Los Angeles commencent très fort avec " You Will Kill for Me " : une bardée de riffs méga infuzzés qui décoiffent et vous rentrent dans le crâne comme dans du beurre associés à une nappe d'effets et de circonvolutions pyrotechniques impressionnantes . Gros débordement d'énergie côté chant et une rythmique massive et percutante qui assure la charnière .Décollage garanti et
déstabilisation totale avec ce premier titre foudroyant !
Ça y est on est en totale apesanteur avec " We Wish for Wounds " . Le titre nous embarque pour un voyage introspectif intense et extrasensoriel . Nappes de claviers et chorus de guitare se combinent par enchantement en une mélodie légère et vaporeuse portée par un tempo enjoué et répétitif . Des incantations en écho viennent apporter leur supplément de mystère et de surnaturel .
"Unwood Celluloid Frown " apporte une touche plus synthétique ( celluloïde ) , électronique comme un hommage aux sonorités des groupes US des années 70 - 80 tels que Devo avec leur musique sautillante et frénétique que Farflung a assimilé dans sa grande lessiveuse musicale .
Retour à la contemplation avec "Axis Mundi " long titre de plus de douze minutes comme une sorte de flottement vibratoire répété à l'infini irradiant dans vos hémisphères cervicales . Une rythmique minimaliste accompagne ces mélodies éthérées qui s'élèvent et planent lentement vers votre subconscient. Volupté et totale zénitude au programme .
"Silver Ghost With Crystal Spoons " termine ce nouveau chapitre de Farflung tout en légèreté et en fluidité avec ces mélodies aux sonorités 70s qui vous caressent dans le sens du poil .
Un album à ne pas louper !
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Line-up :
- Tommy Grenas : chant , claviers , guitares
- Michael Esther : guitares , claviers , chants
- Paul Hischier : guitare
Unwood Celluloid Frown EP (2017)
1.You Will Kill For Me
2. We Wish For Wounds
3. Unwood Celluloid Frown
4. Axis Mundi
5. Silver Ghost With Crystral Spoons
A+,
jeanmid
dimanche 1 janvier 2017
Killer Moon
Alors que l'année 2016 vient de se terminer il y a quelques heures et que vous avez sans doute découvert les classements habituels des meilleurs albums de cette année , je souhaite revenir quelques mois en arrière et m'arrêter sur l'album des Killer Moon paru en août dernier . Un superbe LP qui flirtent avec le heavy psyché et le blues aérien , mélange sulfureux entre les riffs heavy Black Sabbath et les sonorités sixties de The Doors . Killer Moon nous vient de Chicago et "Nocturne Into Nebula " est leur quatrième opus studio . Déjà remarqués avec leur EP "Tunnel Vision " paru en 2013 , le combo US revient cette année avec un long album de plus d'1 heure de musique intense et lumineuse .
Ça commence par une intro parlée vouée à l'introspection et à la méditation puis on passe aux choses sérieuses avec " Last Fast Die Young" qui résonne comme un manifeste des Stooges avec ses riffs nerveux et répétitifs combinés à un tempo - dynamite sous Tranxene .
Mais le voyage commence véritablement avec "Dazed " : étourdissant maelstrom sonore qui n'est pas sans rappeler certains titres des Floyd au début des 70s d'où finissent par sortir ces riffs percutants et distordus portés par un tempo survolté et que domine un chant généreux et habité - Jim Morrison sort de ce corps ! Montez le son et laissez vous porter par les pulsations de la basse et les chorus hendrixiens de la guitare . Electrisant ! "Africans From Space" reste dans cette même veine avec un nouveau long jam qui gagne progressivement en intensité rythmique et dramatique comme en folie sonique . Mais le trio sait aussi calmer le jeu et nous réserver quelques moments où les notes semblent flotter librement dans l'espace , nimbées d'une lueur irréelle ..
"Death Trip " nous montre un côté plus mélancolique mais qui garde toute sa hargne et sa vitalité . Les riffs sont incisifs et incandescents comme ce chant désincarné mais malgré tout rugueux . "Blind" est un blues incandescent et vaporeux où ces notes de guitare réverbérées à l'envie se mêlent à la voix mélodique de Jesse sur laquelle se répercutent ces coups de boutoir rythmiques qui ne semblent jamais vouloir mourir .
Sortant un peu du lot ce " Transmitting " nous rappelle les premiers U2 ou Joy Division . Hommage aux précurseurs de la New Wave ?
Retour aux atmosphères psychédéliques avec "Broken Blues" qui nous offre comme son nom l'indique un blues , lent , envoutant et aérien . Aux chants mélancoliques et désincarnés s'associent ces riffs de guitare tranchants et mélodiques qui prêtent à la méditation et à la relaxation , ces lendemains de fête où le mal de crâne peut quelquefois vous tirailler quelque peu les tympans ...
Le final de cet album , "As Above So Below", reste sur ce tempo lourd et lent ; ces notes en apesanteur , cette basse légère et cette voix comme flottant dans l'espace . L'accélération du rythme est prétexte à un beau chorus plus enveloppé et distordu qui déchire l'espace sonore et met fin à vos derniers doutes quant à qualité de ce trio US qu'il convient d'aller découvrir au plus vite .
Site WEB : ICI
Page Bandcamp

- Amaris Aviles : basse
- Jesse Garza : chant , guitare
- Anthony Macias : batterie
Discographie (sélection):
Nocturne Into Nebula ( 2016)
1. Temple of the Son
2. Live Fast Die Young
3. Dazed
4. Africans from Space
5. Death Trip
6. Blind
7. Transmitting
Tunnel Vision EP ( 2013)
1. Set You Free
2. Heavy Trip
3. Tunnel Vision
4. Dealing With the Devil
5. Gateway of the Gods
A+,
jeanmid
1. Set You Free
2. Heavy Trip
3. Tunnel Vision
4. Dealing With the Devil
5. Gateway of the Gods
A+,
jeanmid
BONNE ANNEE 2017
Bonne année à tous , de tout âge , de toute race , de toute couleur , heureux de partager cette même passion avec vous .
A+,
jeanmid
samedi 17 décembre 2016
Frozen Planet ...1969 - Electric Smokehouse
Suite des aventures discographiques du combo australien Frozen Planet ..1969 avec l'arrivée début de l'année prochaine ( le 11 janvier ) de leur nouvel opus "Electric Smokehouse " . Cinq titres instrumentaux pour plus de 40 minutes de divagation cosmique et d'effets pyrotechniques . Attention les oreilles ! Les pédales de delay , la wah wah et le fuzz sont prêtes . On peut y aller !
Parmi les trois longues compositions que l'on trouve dans cet album voici "Ascendant " . Ça démarre tout de suite très fort : une basse en ébullition , une frappe de dément martyrise les fûts sans relâche et la guitare déborde de chorus hallucinés à la minute . La delay et la wah sont aux avants poste pour vous embarquer pendant plus de 12 minutes dans la quatrième dimension des riffs intergalactiques . "Supersaturation " suit la même voie avec une suite de riffs complètement barrés qui occupent tout l'espace ; une sorte de heavy blues totalement allumé et transfiguré par les sonorités diaboliques que nous balance Paul secondé par son frangin Franck qui donne le tempo tel le meilleur stakhanoviste de l'industrie soviétique . Ambiance aérienne et bluesy pour ce " Shores of Oblivion" qui calme un peu le jeu et nous laisse le temps de souffler et de fermer les yeux afin d'apprécier ces notes légères et frémissantes . Paul , ce grand enfant , ne pourra s'empêcher de bidouiller ses potards de delay en guise de conclusion . Emmené par une basse tonitruante , "Sonic Egg Factory" , nous fait entrer de pleins pieds dans un jam délirant où Paul s'en donne à coeur joie sur ses effets stéréos dynamitant ainsi le jeu conventionnel des guitaristes conformistes . Franck et Lachlan ne sont pas en reste : la section rythmique est littéralement déchainée se laissant aller à un jeu débridé et proche de l'improvisation . Soli et chorus stratosphériques s'enchainent à vitesse grand V ne laissant que peu de répit à nos tympans endoloris . En guise de conclusion le trio nous propose "Pretty Blown Fuse " qui résume bien cet album déjanté et singulier .
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Electric Smokehouse (2017)
1. Ascendant
2. Supersaturation
3. Shores of Oblivion
4. Sonic Egg Factory
5. Pretty Blown Fuse
A+,
jeanmid
dimanche 20 novembre 2016
Of The Horizon
Profitons de la sortie vinylique de l'album de Of The Horizon chez Kozmik Artifactz pour (re) découvrir ce groupe américain . Le power trio nous vient de Californie où il s'est formé en 2008 , à l'époque en version duo . Initialement enregistré en 2011 , cet album a bénéficié d'un remastering salvateur l'année dernière , travail qui s'entend à la première écoute du disque : les riffs sont plus intenses et plus percutants et la voix mieux équilibrée que sur la version démo initiale .
40 minutes de musique addictive . Cinq titres qui dégagent une force tellurique et une atmosphère incroyable . Des accords de guitare lourds et hyper graves couplés à une rythmique en béton armé et un chant totalement envoûté : voilà le tableau . Parmi les cinq compos je vous ai choisi les trois plus belles pépites du lot . Commençons par "3 Feet " et ses riffs lents et répétitifs qui consument l'espace dès les premières notes vite relayées par une section rythmique incandescente . Impossible d'empêcher votre tête de bouger et de suivre le tempo infernal . Puis avec le rythme qui s’accélère les notes se font plus incisives et plus carnassières me rappelant un peu certains morceaux de Black Sleep of Kali . On change complètement de style avec ce blues atmosphérique , "Unknown" . Des notes mélodiques qui s'élèvent avec grâce dans l'espace sonore , légères et veloutées , appuyées par un tempo pachydermique . Le chant est à l'unisson : fluide et légèrement réverbéré . Un petit solo bluesy tout en toucher vient compléter le tout . J'ai également savouré "Hall of the Drunken King" long titre de plus de 11 minutes où l'on retrouve de sacrés bons chorus heavy et ultra fuzzés . Même si les influences sabbathiennes sont manifestes , elles sont ici transcendées et réinventées . Bombardements de riffs énooooormes auxquels répondent un chant habité et puissant et une basse en pleine ébullition . Quant à la batterie elle est tout simplement colossale ! Mais le plus beau reste à venir avec cette deuxième partie ( à partir de 5'00 ) qui vous prend aux tripes littéralement avec ce riff addictif qui rentre encore et encore dans votre crâne et déclenche une imperceptible envie de secouer la tête comme un frappadingue . Carrément dément ! Vous l'aurez compris cet album est un must have ! Profitez en pour aller découvrir d'autres titres sur leur page Soundcloud .
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Line-up :
- Mike Hanne : guitare , chant
- SHIG : batterie , percussions
- Kayt Vigil : basse , chœurs
Of The Horizon ( 2016 )
1. 3 Feet
2. Caravan
3. Unknown
4. Gladhander
5. Hall of the Drunken King
A+,
jeanmid
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